… il est arrivé en Botanique ce qui est arrivé en Chymie, c’est qu’en cherchant la pierre philosophale que l’on n’a pas trouvée, on a trouvé une infinité de choses utiles ; & de même en voulant faire une méthode générale & parfaite en Botanique, on a plus étudié & mieux connu les plantes & leurs usages : seroit-il vrai qu’il faut un but imaginaire aux hommes pour les soûtenir dans leurs travaux, & que s’ils étoient bien persuadez qu’ils ne feront que ce qu’en effet ils peuvent faire, ils ne feroient rien du tout ?
Buffon, Histoire Naturelle.

Buffon en “Les Époques de la Nature” (1778)

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, toont reeds als kind een grote voorliefde voor de studie van de wiskunde. Hij zal trouwens, onafhankelijk van Newton, de formule van het binomium ontdekken :

(a + b)2 = a2 + 2ab + b2

Hij beseft echter dat een loopbaan in de wiskunde voor hem niet is weggelegd en wijdt zich, na zijn studie van de rechtswetenschappen aan de Universiteit van Dijon (op verzoek van zijn vader), hoofdzakelijk aan de studie van de natuurwetenschappen. Zijn interesse gaat immers voornamelijk uit naar dierkunde en plantkunde. Hiervoor volgt hij cursussen zoölogie en botanica aan de Faculteit Geneeskunde. In Parijs brengt Voltaire hem in contact met een aantal vooraanstaande geleerden. Buffon had diens vriendin Madame du Châtelet meermaals bijge-staan bij het op schrift stellen van de “Élémens de la philosophie Newtonienne” (1737), een compilatie van het filosofische en wetenschappelijke werk van Newton.

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Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788)

Maar men moest toen niet aan een wetenschappelijke carrière denken als men geen lid was van de Academie. In 1739 bericht hij er over zijn onderzoekingen en resultaten op het gebied van de sylviculture (bosbouw). Men biedt hem onmiddellijk een plaats aan als botanicus en wordt hij op 26-jarige leeftijd lid van de Academie van Wetenschappen. Nog in hetzelfde jaar (1739) bevordert men hem tot Intendant du Jardin & du Cabinet du Roi (Jardin des Plantes, Parijs). Hij zet zich onmiddellijk in om de tuin aanzienlijk uit te breiden en laat hij er bijvoorbeeld allerhande nieuwe (in Parijs ongekende) boom-soorten aanplanten. Beroemd wordt hij door zijn volumineus werk “Histoire naturelle”, (36 delen), waaraan hij de rest van zijn leven zal werken en waarvan het eerste deel in 1749 verschijnt. Al is Buffon in de ware zin van het woord misschien geen echte geleerde, dan heeft hij toch door zijn “Histoire naturelle” een enorme verspreiding teweeggebracht van de toenmalige kennis van de natuurwetenschappen. Nu nog verwijt men hem zijn vele foutieve theoriën, zoals bijvoorbeeld de planetentheorie waarin hij de planeten in het zonnestelsel laat ontstaan door een botsing van een komeet met de zon. Daardoor zou zich materie afgescheurd hebben van het zonnelichaam, dat terecht kwam op welbepaalde afstanden (Wet van Titius-Boode) in het zonnestelsel, materie die zich vervolgens verdicht heeft tot planetenlichamen. Thans weet men dat de zon zelf de oorzaak was voor het wegslingeren van de materie. Maar is dat nu zo belangrijk? Buffon heeft zich (225 jaar geleden!) vergist in de oorzaak maar niet in de gevolgen.

Maar ook tijdens zijn leven heeft men hem hard aangepakt. De Sorbonne, met name de theologische faculteit, die niet gelukkig was met zijn evolutietheorie van de aarde, die in tegenspraak was met het boek Genesis, ondernam een waarachtig offensief tegen de Histoire en wilde dat het werk in zijn geheel zou worden verbrand. Buffon, die de volledige steun genoot van Madame de Pompadour (en dus ook van de Koning), bekommerde zich niet om de aanvallen van de clerus, maar had wel problemen met zijn collegas. Vooral Réaumur die geen voorstander was van zijn spontane generatie-theorie zou het hem zeer moeilijk maken. Hadden de lieve collegas zich meer tegen de onzinnige theoriën van de theologen met hun bijbel verzet, dan zag de wereld er misschien vandaag wel anders uit.

In het voorwoord van de “Statique des végétaux” (een werk van de Engelse naturalist Stephen Hales dat hij had vertaald en uitgegeven, schrijft Buffon het volgende:

C’eſt par des expériences fines, raiſonnées et ſuivies, que l’on force la nature à découvrir ſon ſecret ; toutes les autres méthodes n’ont jamais réuſſi… Les recueils d’expériences et d’obſervations ſont donc les ſeuls livres qui puiſſent augmenter nos connaiſſances.

Zeker geen woorden van een metaphysicus. Ook zeker geen metaphysica in zijn beroemde werk “Les Époques de la Nature” (1778), een supplement bij de Histoire, waarin hij de geschiedenis beschrijft van de verschillende tijdperken van de aarde :

Comme dans l’Hiſtoire civile, on conſulte les titres, on recherche les médailles, on déchiffre les inſcriptions antiques, pour déterminer les époques des révolutions humaines, & conſtater les dates des évènemens moraux ; de même dans l’Hiſtoire Naturelle, il faut fouiller les archives du monde, tirer des entrailles de la terre les vieux monumens, recueillir leurs débris, & raſſembler en un corps de preuves tous les indices des changemens phyſiques, qui peuvent nous faire remonter aux différens âges de la Nature. C’eſt le ſeul moyen de fixer quelques points dans l’immenſité de l’eſpace, & de placer un certain nombre de pierres numéraires ſur la route éternelle du temps. Le paſſé eſt comme la diſtance ; notre vue y décroît & s’y perdroit de même, ſi l’Hiſtoire & la Chronologie n’euſſent placé des fanaux, des flambeaux aux points les plus obſcurs ; mais malgré ces lumières de la tradition écrite, ſi l’on remonte à quelques ſiècles, que d’incertitudes dans les faits ! que d’erreurs ſur les cauſes des événemens ! & quelle obſcurité profonde n’environne pas les temps antérieurs à cette tradition ! D’ailleurs elle ne nous a tranſmis que les geſtes de quelques Nations, c’eſt-à-dire, les actes d’une très-petite partie du genre humain ; tout le reſte des hommes eſt demeuré nul pour nous, nul pour la poſtérité ; ils ne ſont ſortis de leur néant que pour paſſer comme des ombres qui ne laissent point de traces ; & plût au Ciel que le nom de tous ces prétendus Héros, dont on a célébré les crimes ou la gloire ſanguinaire, fût également enſéveli dans la nuit de l’oubli !

(Les Époques de la Nature, 1778, p. 1 à 3)

Een schitterende tekst! Men verwondere zich dus niet dat Buffon in 1753 tevens verkozen werd tot lid van de Académie française (Red : Academie die belangrijke schrijvers en taalkundigen groepeert). De schrijver vervolgt :

Ainſi l’Hiſtoire civile, bornée d’un côté par les ténébres d’un temps aſſez voiſin du nôtre, ne s’étend de l’autre, qu’aux petites portions de terre qu’ont occupées succeſſivement les peuples ſoigneux de leur mémoire. Au lieu que l’Hiſtoire Naturelle embraſſe également tous les eſpaces, tous les temps, & n’a d’autres limites que celles de l’Univers.

La Nature étant contemporaine de la matière, de l’eſpace & du temps, ſon histoire eſt celle de toutes les ſubſtances, de tous les lieux, de tous les âges : & quoiqu’il paroiſſe à la première vue que ſes grands ouvrages ne s’altèrent ni ne changent, & que dans ſes productions, même les plus fragiles & les plus paſſagères, elle ſe montre toujours & conſtamment la même, puiſqu’à chaque inſtant ſes premiers modèles reparoiſſent à nos yeux ſous de nouvelles repréſentations ; cependant, en l’obſervant de près, on s’apercevra que ſon cours n’eſt pas abſolument uniforme ; on reconnoîtra qu’elle admet des variations ſenſibles, qu’elle reçoit des altérations ſucceſſives, qu’elle ſe prête même à des combinaiſons nouvelles, à des mutations de matière & de forme ; qu’enfin, autant elle paroît fixe dans ſon tout, autant elle eſt variable dans chacune de ſes parties ; & si nous l’embraſſons dans toute ſon étendue, nous ne pourrons douter qu’elle ne ſoit aujourd’hui très-différente de ce qu’elle étoit au commencement & de ce qu’elle eſt devenue dans la succeſſion des temps : ce ſont ces changemens divers que nous appelons ſes époques. La Nature s’eſt trouvée dans différens états ; la ſurface de la terre a pris succeſſivement des formes différentes ; les cieux même ont varié, & toutes les choses de l’Univers phyſique ſont comme celles du monde moral, dans un mouvement continuel de variations succeſſives. Par exemple, l’état dans lequel nous voyons aujourd’hui la Nature, eſt autant notre ouvrage que le ſien ; nous avons ſu la tempérer, la modifier, la plier à nos beſoins, à nos deſirs ; nous avons ſondé, cultivé, fécondé la terre : l’aſpect, ſous lequel elle ſe préſente eſt donc bien différent de celui des temps antérieurs à l’invention des arts. L’âge d’or de la morale, ou plutôt de la fable, n’étoit que l’âge de fer de la phyſique & de la vérité. L’Homme de ce temps encore à demi-ſauvage, diſperſé, peu nombreux, ne ſentoit pas ſa puiſſance, ne connoiſſoit pas ſa vraie richeſſe ; le tréſor de ſes lumières étoit enfoui ; il ignoroit la force des volontés unies, & ne ſe doutoit pas que, par la ſocièté & par des travaux ſuivis & concertés, il viendroit à bout d’imprimer ſes idées ſur la face entière de l’Univers.

Auſſi faut-il aller chercher & voir la Nature dans ces régions nouvellement découvertes, dans ces contrées de tout temps inhabitées, pour ſe former une idée de ſon état ancien ; & cet ancien état eſt encore bien moderne en comparaiſon de celui où nos continens terreſtres étoient couverts par les eaux, où les poiſſons habitoient ſur nos plaines, où nos montagnes formoient les écueils des mers : Combien de changemens & de différens états ont dû ſe ſuccéder depuis ces temps antiques (qui cependant n’étoient pas les premiers) juſqu’aux âges de l’Histoire ! Que de choſes enſévelies ! combien d’évènemens entièrement oubliés ! que de révolutions antérieures à la mémoire des hommes ! Il a fallu une très-longue ſuite d’obſervations ; il a fallu trente ſiècles de culture à l’eſprit humain, ſeulement pour reconnoître l’état préſent des choses. La Terre n’eſt pas encore entièrement découverte ; ce n’eſt que depuis peu qu’on a déterminé ſa figure ; ce n’eſt que de nos jours qu’on s’eſt élevé à la théorie de ſa forme intérieure, & qu’on a démontré l’ordre & la diſpoſition des matières dont elle est compoſée : ce n’eſt donc que de cet inſtant où l’on peut commencer à comparer la Nature avec elle-même, & remonter de ſon état actuel & connu à quelques époques d’un état plus ancien.

Mais comme il s’agit ici de percer la nuit des temps ; de reconnoître par l’inſpection des choſes actuelles l’ancienne exiſtence des choſes anéanties, & de remonter par la ſeule force des faits ſubſiſtans à la vérité hiſtoriques des faits enſévelis ; comme il s’agit, en un mot, de juger, non-ſeulement le paſſé moderne, mais le paſſé le plus ancien, par le ſeul préſent, & que, pour nous élever juſqu’à ce point de vue, nous avons beſoin de toutes nos forces réunies, nous emploîrons trois grands moyens : 1.° Les faits qui peuvent nous rapprocher de l’origine de la Nature ; 2.° les monumens qu’on doit regarder comme les témoins de ſes premiers âges ; 3.° les traditions qui peuvent nous donner quelqu’idée des âges ſubſéquens, après quoi, nous tâcherons de lier le tout par des analogies, & de former une chaîne qui, du ſommet de l’échelle du temps, deſcendra juſqu’à nous.

(Les Époques de la Nature, 1778, p. 3 à 7)

In Genesis lezen we dat de aarde door de vloed volledig bedekt werd met water. Buffon geeft een mooie en interessante verklaring voor het fenomeen :

A la date de trente ou trente-cinq mille ans de la formation des planètes, la Terre ſe trouvoit aſſez attiédie pour recevoir les eaux ſans les rejetter en vapeurs. Le cahos de l’atmoſphère avoit commencé de ſe débrouiller : non-ſeulement les eaux, mais toutes les matières volatiles que la trop grande chaleur y tenoit reléguées & ſuſpendues, tombèrent ſucceſſivement ; elles remplirent toutes les profondeurs, couvrirent toutes les plaines, tous les intervalles qui ſe trouvoient entre les éminences de la ſurface du globe, & même elles ſurmontèrent toutes celles qui n’étoient pas exceſſivement élevées. On a des preuves évidentes que les mers ont couvert le continent de l’Europe juſqu’à quinze cents toiſes au-deſſus du niveau de la mer actuelle, puiſqu’on trouve des coquilles & d’autres productions marines dans les Alpes & dans les Pyrénées juſqu’à cette même hauteur. On a les mêmes preuves pour les continens de l’Aſie & de l’Afrique, & même dans celui de l’Amérique, où les montagnes ſont plus élévées qu’en Europe, on a trouvé des coquilles marines à plus de deux mille toiſes de hauteur au-deſſus du niveau de la mer du Sud.

(Les Époques de la Nature, Troisième Époque, 1778, p.132 & 133)

We zullen deze tekst in het volgende nummer van Le Petit Cuistre bespreken.

Eric W. Elst.

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De beroemde kaart van Langres uit “Les Époques de la Nature” (Buffon, Tome 12, 1778).

Naar Inhoudstafel van Le Petit Cuistre 2006 Nr 2

Buffon en “Les Époques de la Nature” (1778) – Eerste vervolg

In zijn “Histoire naturelle, Volume XII : Époques de la Nature” (1778), schrijft de natuurfilosoof Buffon het volgende (zie Le Petit Cuistre #14):

“On a des preuves évidentes que les mers ont couvert le continent de l’Europe jusqu’à quinze cents toises au-dessus du niveau de la mer actuelle, puisqu’on trouve des coquilles & d’autres productions marines dans les Alpes & dans les Pyrénées jusqu’à cette même hauteur. On a les mêmes preuves pour les continens de l’Asie & de l’Afrique, & même dans celui de l’Amérique, où les montagnes sont plus élévées qu’en Europe, on a trouvé des coquilles marines à plus de deux mille toises de hauteur au-dessus du niveau de la mer du Sud.”

(Les Époques de la Nature, Troisième Époque, 1778, p.132 & 133)

Een verhaal dat blijkbaar overeenstemt met het relaas van de Zondvloed in Genesis 7:19-20:

“En de wateren hadden zozeer de overhand op de aarde dat alle hoge bergen die er onder de ganse hemel waren bedekt werden. Tot vijftien el erboven hadden de wateren de overhand en de bergen werden bedekt.”

Die bijbelse overeenkomst hoeft ons niet te beïndrukken, want ook de profane geschiedenis maakt gewag van (zelfs meerdere) zondvloeden (Zie bijvoorbeeld het Gilgamesh-epos, 21-ste eeuw vT). We hebben trouwens al de gelegenheid gehad, in een vorig LpC het werk van Boulanger te belichten waarin die (zie: Recherches sur l’origine du despotisme oriental) het verschijnsel van natuurrampen (zondvloeden etc.) verbindt met het ontstaan van een aantal merkwaardige gebruiken van de mensheid. We zullen daar trouwens nog op terug komen, wanneer we onze zoektocht naar de oorsprong van het despotisme zullen voortzetten. Wat ons hier weerhoudt is de vraag, hoeveel waarheid er schuilt in de uitspraak van Buffon. In diezelfde passage vermeldt Buffon tevens dat ongeveer 30.000 jaar na de vorming van de planeten de aarde voldoende afgekoeld was, zodat het dampvormige water in de atmosfeer als regen naar beneden kwam en de aarde volledig met water bedekte. Als we nu weten dat de aarde al een 4.5 miljard (4.500.000.000 jaar) bestaat dan zal die 30.000 jaar wel aan de korte kant zijn. Buffon’s tijdsschaal klopt dus niet, maar 250 jaar geleden vond men dat wel een hele lange tijd. Maar de idee dat het aardse water eens hemels water was blijft behouden. Volledigheidshalve vermelden we dat een recente theorie een bijzondere soort van kometen (de zogenaamde hoofdgordel-kometen) verantwoordelijk stelt voor de vorming van water op aarde. Wat de bewijsvoering betreft aan de hand van de gevonden coquilles op hoge bergen, moeten we rekening houden met de mogelijkheid dat de betreffende bergen na de overstroming van het aardoppervlak in lang vervlogen jaren –geologische tijdsperioden– door aardlaagverschuivingen tot stand zijn gekomen. Belangrijk blijft dat Buffon zijn stellingen toetste aan waarnemingsgegevens, die mogelijkerwijze verkeerd werden geïnterpreteerd.

Buffon’s Histoire Naturelle : Des Époques de la Nature, Volume XII (Uitgave 1778, À Paris, De L’Imprimerie Royale) omvat 7 hoofdstukken:

  • I.re ÉPOQUE. Lorsque la terre & Les Planètes ont pris leur forme, p.58
  • II.me ÉPOQUE. Lorsque la matière s’étant consolidée a formé la roche intérieure du globe, ainsi que les grandes masses vitriscibles qui sont à la surface, p. 101
  • III.me ÉPOQUE. Lorque les eaux ont couvert nos Continens, p. 132
  • IV.me ÉPOQUE. Lorsque les eaux se sont retirées, & que les Volcans ont commencé d’agir, p. 187
  • V.me ÉPOQUE. Lorsque les Éléphants & les autres animaux du Midi ont habité les terres du Nord, p. 236
  • VI.me ÉPOQUE. Lorsque s’est faire la séparation des Continens, p. 273
  • VII.me & dernière ÉPOQUE. Lorsque la puissance de l’Homme a secondé celle de la Nature.

Deze tekst werd meer dan 2 eeuwen geleden geschreven; verwachten we er ons dus niet aan hier het allerlaatste snufje op wetenschappelijk gebied te vinden. Dat is trouwens niet onze bedoeling. We zijn op zoek naar oorspronkelijke teksten waarin voor het eerst gedachten werden gemaakt over het ontstaan van onze aarde en haar oppervlak. Merkwaardig genoeg blijken die teksten nog heel wat zinvolle uitspraken te bevatten en helpen ze ons een beter begrip te krijgen over het wetenschappelijke en filosofische gedachtegoed in de 18-de eeuw. Alleen al de indeling in epochen is op zichzelf het bekijken waard en verraadt duidelijk het evolutieve denken van Buffon, op een ogenblik dat de gangbare mening van het ontstaan van aarde en planeten nog steeds uit Genesis volgde (zie bijvoorbeeld het werk van Abbé de Barruel (1741-1820): “Les Helviennes ou lettres provinciales philosophiques”. Laatstgenoemde werk bevat een uitvoerige weerlegging van de “Époques de la Terre”. Maar lezen we eerst uit hetzelfde werk een uittreksel uit een brief van een zekere Madame la Baronne*** au Chevalier***:

“Je lisois M. De Buffon. Que j’étois enchantée de ses descriptions ! Avec quel plaisir je revenois à celle de mon serrein, de mon perroquet, de mon épagneul, & tant d’autres jolis animaux ? Mais peut-être n’étoit-ce pas là ce qu’on appelle de la philosophie. Je voyois l’Écrivain tour-à-tour élégant, noble, majestueux, sublime, & toujours charmant comme la Nature. Seulement il me sembloit qu’il nous dit quelquefois en son nom des choses fort extraordinaire ; sans doute je ne le connoissois pas encore comme Physicien.”

(Les Helviennes ou lettres provinciales philosophiques, Tome Premier, À Amsterdam, 1785, p. 5)

Een beetje verder in haar brief aan de Chevalier bericht de barones over een gebeurtenis die haar recent is overkomen:

“J’allois me pénétrer de son Système (Het systeem van Buffon, in verband met de vorming van de planeten), lorsque le plus fâcheux accident me dépouilla de toute ma bibliotheque. J’avois envoyé quelques livres chez mon Relieur entre autres, le Systême de la Nature, & le bon Sens (Beide werken zijn van de hand van d’Holbach; maar de barones heeft daar blijkbaar geen weet van); j’avois recommandé qu’on les montrât à personne. La défense piqua la curiosité du garçon Relieur ; il passa la nuit à feuilleter ces Livres, & prit le lendemain quelques libertés avec la fille de son maître. La pauvre enfant avoit sans doute peur d’être damnée ; car notre galant se crût obligé de lui dire qu’il n’avoit point d’enfer, & qu’il venoit de le lire dans un livre de Madame la Baronne. On ne répliqua point, & la jeune Fanchon donna quelque temps après, des marques assez apparentes de philosophie. Vous savez la tapage que l’on fait chez nous dans ces circonstances. Notre nouvel Âpotre est conduit chez le Bailli, & comme séducteur, condamné aux galeres. Le terrible homme que ce Bailli ! Il a prétendu que mes Livres ayant occasionné le crime du jeune homme, devoient être punis comme lui. Tout mon crédit n’a pu empêcher une descente à ma bibliotheque ; on ne me m’a laissé que mes Heures & quelques Sermons de Bourdaloue.” (Ibid: p. 5-6)

De brief van de barones schildert zowat het klimaat van wat men verwachten kon wanneer men in zijn bibliotheek zg. verboden boeken vond. De betreffende brief is gefingeerd door de Barruel, om aan te tonen hoe verderfelijk filosofie wel kan zijn (vooral dan de werken van d’Holbach, die in de brief expliciet vermeld worden. De “Lettres Provinciales” van Abbé de Barruel zijn dan ook bedoeld om de filosofische literatuur belachelijk te maken (Le ridicule tue). Die man was niet dom en hij wist hoe hij te werk moest gaan. De “Époques de la Nature” van Buffon waren hem een doorn in het oog. Hij gebruikt dan ook al zijn registers om het werk met veel geweld te ontsieren.

Buffon was een natuurfilosoof, met een uitermate brede kennis van de natuur, wat zijn neerslag heeft gevonden in zijn “Histoire naturelle” (1749-1788, 36 Vol. In-4). Waarschijnlijk wel de meest vermaarde geleerde van zijn tijd, werd hij door velen bewonderd, maar ook benijd. Omwille van zijn berekening in verband met de afkoelingsgraad van ijzer vorderde hij, dat de aarde minstens 75.000 jaar oud moest zijn. Hiervoor werd hij door de Kerk veroordeeld en zijn boeken verbrand.

Abbé de Barruel heeft het vooral gemunt op Buffon’s theorie over het ontstaan van de planeten, een weliswaar foutieve teorie, maar die in beginsel een juiste verklaring geeft van het ontstaan ons planetenstelsel. Buffon meende immers dat door de inslag van kometen op het zonsoppervlak voldoende materie werd weggerukt (verkeerde oorzaak) die dan terecht kwam im banen om de zon, waaruit de planeten zich hebben gevormd (juiste verklaring van het effect van losgeslagen materie uit de zon):

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Een poster in verband met een (alternatieve) theorie
over de oorsprong van water op het aardopervlak
(2006, Henry H. Hsieh, David C. Jewitt,and
Yanga R. Fernández, IFA - University of Hawaii)

“… je demande seulement que l’on considère si le mouvement de toutes les planètes, dans le même sens, & presque dans le même plan, ne suppose pas une impulsion commune ? Je demande s’il y a dans l’Univers quelques corps, excepté les comètes, qui aient pu communiquer ce mouvement d’impulsion ? Je demande s’il n’est pas probable qu’il tombe de temps à autres des comètes dans le Soleil, puisque celle de 1680 en a, pour ainsi dire, rasé la surface, & si par conséquent une telle comète, en sillonnant cette surface du Soleil, ne communiqueroit pas son mouvement d’impulsion à certaine quantité de matière qu’elle sépareroit du corps du Soleil, en la projetant au-dehors ? Je demande si, dans ce torrent de matière projetée, il ne se formeroit pas des globes par l’attraction mutuelle des parties, & si ces globes ne se trouveroient pas à des distances différentes, suivant la différente densité des matières, & si les plus légères ne seroient pas poussées plus loin que les plus denses par la même impulsion ? Je demande si la situation de tous ces globes presque dans le même plan, n’indique pas assez d’une largeur considérable, & qu’il n’avoit pour cause qu’une seule impulsion, puisque toutes les parties de la matière dont il est composé, ne se sont éloignées que très-peu de la direction commune ? Je demande comment, & où la matière de la Terre & des Planètes auroit pu se liquéfier, si elle n’eût pas residé dans les corps même du Soleil ; & si l’on peut trouver une cause de cette chaleur & de cet embrasement du Soleil, autre que celle de sa charge, & du frottement intérieur produit par l’action de tous ces vastes corps qui circulent autour de lui ? Enfin je demande qu’on examine tous les rapports, que l’on suive toutes les vues, que l’on compare toutes les analogies avec moi sur lesquelles j’ai fondé mes raisonnements, & qu’on se contente de conclure avec moi que, si Dieu l’eût permis, il se pourroit, par les seules Loix de la Nature, que la Terre & les Planètes eussent été formées de cette même manière.”

Buffon, Époques de la Nature, 1778, p. 79-80

De laatste gedachte is door Buffon bijzonder diplomatisch geformuleerd en insinueert, dat het de Natuur zelf wel eens zou kunnen zijn (met behulp van haar eigen wetmatigheid), die de Aarde en de overige planeten van het zonnestelsel heeft gevormd.

Op die gedachte reageert Abbé de Barruel als volgt:

“Pourquoi M. De Buffon a-t-il renoncé à ses nobles fonctions ? Peu satisfait de ce que la Nature se plait à lui révéler, oubliant quelquefois les secrets qu’elle lui découvre, pour suppléer à ceux qu’il ne peut lui arracher, pourquoi s’est-il rangé dans la foule des hommes à système ? Je reprends malgré moi des droits que je perdois si volontiers auprès de lui ; à l’Interprete de la Nature (Red: Buffon) j’oppose la Nature elle-même, & j’ai tout l’avantage de celui qui s’en tient à ses loix. Mais, lors même que j’ose opposer ces loix à M. De Buffon, mon intention n’est pas que mes compatriotes cessent de lui rendre, avec l’Europe, un juste tribut de respect & d’estime. Je ne veux que leur dire : Étudiez la nature ; mais abandonnez les systêmes, ils seront toujours faux, ils sont presque toujours dangereux. Admirez les ouvrages du Créateur, sans lui demander comment il les a faits : il s’est tû pour M. De Buffon : quelle réponse en pourrez-vous attendre !

Malheureusement ce génie célebre s’obstine à suppléer au silence de la Nature ; il cherche à diriger la marche de l’Étre suprême dans la formation de l’Univers : que ses premiers écarts sont humilians pour la raison humaine !”

Les Helviennes, 1785, Tome premier, p. 23-24.

Natuurlijk maakt Buffon een aantal veronderstellingen (hypothesen) om met behulp ervan, binnen het bestek (systeem) van de natuurkundige wetten (dus zeker niet van zijn eigen wetten) een verklaring te vinden voor het ontstaan van de Aarde en de overige planeten van het zonnestelsel- onafgezien van het aantal planeten die tijdens de 18-de eeuw bekend waren, heeft de IAU (International Astronomical Union) vrij recent (Praag, Augustus 2006) ) het aantal planeten in het zonnestelsel van 9 op 8 stuks teruggeschroefd- Wat zou de Barruel op deze ingrijpende verandering van het werk van de Schepper wel bemerkt hebben?- Wat de Barruel uiteindelijk wil, is een beschouwing van de Natuur, zonder er iets van te willen begrijpen. Dat is echter teveel verlangd van een wetenschappelijk vorser. We besluiten deze toelichting op Buffon’s 1-ste Epoche van de Natuur met een uittreksel uit dit werk:

“Je conviens que les idées de ce système peuvent paroître hypothétiques, étranges & même chimériques à tous ceux qui, ne jugeant les choses que par le rapport de leurs sens, n’ont jamais conçu comment on sait que la Terre n’est qu’une petite planète, renflée sur l’équateur & abaissée sous les pôles ; à ceux qui ignorent comment on s’est assuré que tous les corps célestes pèsent, agissent & réagissent les uns sur les autres ; comment on a pu mesurer leur grandeur, leur distance, leurs mouvemens, leur pesanteur, &c. mais je suis persuadé que ces mêmes idées paroîtront simples, naturelles & même grandes, au petit nombre de ceux qui, par des observations & des réflexions suivies, sont parvenus à connoître les loix de l’Univers, & qui, jugeant des choses par leurs propres lumières, les voient sans préjugé, telles qu’elles sont ou telles qu’elles pourroient être: car ces deux points de vue sont à-peu-près les mêmes”

Buffon, Histoire Naturelle, Époques de la Nature, 1778, Tome Douzième, p.76-77.

Gelukkig heeft niet iedereen zo gereageerd als Abbé de Barruel op de “Époques” van Buffon. De literator Melchior Grimm (1723-1807), bekend om zijn “Correspondance littéraire”, waarin hij belangrijke gebeurtenissen, in Parijs, op kunstzinnig, literair en wetenschappelijk vlak aan de buitenwereld kenbaar maakt, schrijft (april 1779) over de “Époques” als volgt:

“Si le système établi dans cet ouvrage ne paraît pas à tous ses lecteurs également solide, on avouera du moins que c’est un des plus sublimes romans, un des plus beaux poèmes que la philosophie ait jamais osé imaginer.”

Op de vooravond van de 20-ste eeuw schrijft Thomas Henry Huxley:

“The opening sentences of the Epoques de la Nature show us how fully Buffon recognised the analogy of geological with archaeological inquiries:

As in civil history we consult deeds, seek for coins, or decipher antique inscriptions in order to determine the epochs of human revolutions and fix the date of moral events; so, in natural history, we must search the archives of the world, recover old monuments from the bowels of the earth, collect their frag-mentary remains, and gather into one body of evidence all the signs of physical change which may enable us to look back upon the different ages of nature. It is our only means of fixing some points in the immensity of space, and of setting a certain number of waymarks along the eternal path of time.

Buffon enumerates five classes of these monuments of the past history of the earth, and they are all facts of palaeontology. In the first place, he says, shells and other marine productions are found all over the surface and in the interior of the dry land; and all calcareous rocks are made up of their remains. Secondly, a great many of these shells which are found in Europe are not now to be met with in the adjacent seas; and, in the slates and other deep-seated deposits, there are remains of fishes and of plants of which no species now exist in our latitudes, and which are either extinct, or exist only in more northern climates. Thirdly, in Siberia and in other northern regions of Europe and of Asia, bones and teeth of elephants, rhinoceroses, and hippopotamuses occur in such numbers that these animals must once have lived and multiplied in those regions, although at the present day they are confined to southern climates. The deposits in which these remains are found are superficial, while those which contain shells and other marine remains lie much deeper. Fourthly, tusks and bones of elephants and hippopotamuses are found not only in the northern regions of the old world, but also in those of the new world, although, at present, neither elephants nor hippopotamuses occur in America. Fifthly, in the middle of the continents, in regions most remote from the sea, we find an infinite number of shells, of which the most part belong to animals of those kinds which still exist in southern seas, but of which many others have no living analogues; so that these species appear to be lost, destroyed by some unknown cause. It is needless to inquire how far these statements are strictly accurate; they are sufficiently so to justify Buffon's conclusions that the dry land was once beneath the sea; that the formation of the fossiliferous rocks must have occupied a vastly greater lapse of time than that traditionally ascribed to the age of the earth; that fossil remains indicate different climatal conditions to have obtained in former times, and especially that the polar regions were once warmer; that many species of animals and plants have become extinct; and that geological change has had something to do with geographical distribution. But these propositions almost constitute the frame-work of palaeontology ”

Thomas Henry Huxley: The Rise and progress of Paleontology, in Science and Hebrew Tradition, 1893, London, MacMillan.

Eric W. Elst.

Naar Inhoudstafel van Le Petit Cuistre 2006 Nr 4